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Questionnaire sur hyperactivite vesicale

Vous croyez être atteint d'hyperactivité vésicale? Seul votre médecin peut poser un diagnostic à cet effet. Toutefois, pour la préparation de votre prochaine visite chez le docteur, nous vous invitons à répondre à quelques questions simples (cochez tout ce qui s'applique) :

1

Urinez-vous plus de huit fois par période de 24 heures?

2

Vous arrive-t-il de vous précipiter aux toilettes par crainte de ne pas y arriverà temps?

3

Avez-vous déjà eu recours à des protections ou à des couches pour protéger vos sous-vêtements des fuites?

4

êtes-vous parfois gêné de vos symptômes?

5

Vous réveillez-vous plus de deux fois la nuit pour uriner?

6

Avez-vous parfois la sensation que vous allez perdre de contrôle de votre vessie?

Sélectionnez Oui ou Non à l'une des questions pour obtenir une réponse

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vous avez répondu «oui» à une des questions ci-dessus, vous êtes peut-être atteint d'hyperactivité vésicale.

Parlez de vos symptômes avec votre professionnel de la santé afin d'obtenir un diagnostic approprié, d'éliminer la possibilité d'un autre problème médical et de faciliter le choix du traitement qui vous conviendra le mieux.

Rappelez-vous que le fait de collaborer avec votre professionnel de la santé favorisera grandement la maîtrise efficace de vos symptômes d'hyperactivité vésicale. Vous pouvez notamment commencer en vous informant sur les causes et les options thérapeutiques de l'hyperactivité vésicale. Une fois le diagnostic reçu, vous devrez surtout respecter scrupuleusement le plan de traitement que votre médecin et vous aurez mis au point. Rappelez-vous que l'hyperactivité vésicale peut être traitée efficacement. Vous pouvez commencer à entrevoir la fin de vos symptômes d'hyperactivité vésicale et la reprise de la maîtrise complète de votre vie!

Vous ne présentent pas de symptômes d'avoir une vessie hyperactive.

Foire aux questions

A propos de l'hyperactivite vesicale

  • En quoi consiste l'hyperactivité vésicale?

    L'hyperactivité vésicale est un trouble médical chronique qui se caractérise par une envie soudaine et parfois inconfortable d'urineri. Cette envie peut se manifester à toute heure du jour ou de la nuit et n'entraîne pas nécessairement d'écoulement d'urineii.

    L'hyperactivité vésicale se manifeste lorsque le muscle lisse de la vessie, appelé détrusor, se contracte alors que la vessie n'est pas encore pleineiii. Lorsqu'il se contracte, ce muscle envoie un signal au cerveau, qui se traduit par une envie d'urineriv. Parfois, cette forme d'urgence mictionnelle exige davantage de visites à la toilette que la normale et chez certaines personnes, elle entraîne un écoulement involontaire d'urinev. L'hyperactivité vésicale peut se révéler tout aussi frustrante qu'embarrassante pour les personnes qui en souffrent.

  • Quels sont les symptômes de l'hyperactivité vésicale?

    L'hyperactivité vésicale se manifeste par les quatre symptômes suivantsi :

    • Urgence mictionnelle : Un besoin urgent et impérieux d'uriner.
    • Fréquence : Le besoin d'uriner plus souvent que d'habitude au cours de la journée ou de la nuit.
    • Nocturie : Le fait de se réveiller au moins une fois la nuit pour uriner.
    • Incontinence par impériosité : La miction involontaire.
  • Qu'est-ce qui cause l'hyperactivité vésicale?

    Divers facteurs sous-jacents sont susceptibles de contribuer à l'hyperactivité vésicale. Les facteurs de risque les plus courants comprennent : les infections urinaires; les effets secondaires de certains médicaments; le diabète sucré; la carence estrogénique; et la consommation excessive de caféine et d'alcool. D'autres facteurs de risque sont plus graves et moins courants. C'est le cas des atteintes nerveuses causées par des lésions à la moelle épinière ou par une maladie neurologique (la sclérose en plaques ou la maladie de Parkinson, par exemple), par un accident vasculaire cérébral ou, chez l'homme, par le blocage de l'urètre en raison d'une hypertrophie de la prostate ou par suite d'une opération à la prostatei.

  • Qui sont les personnes touchées par l'hyperactivité vésicale?

    Dans une certaine mesure, vous serez peut-être soulagé d'apprendre que vous n'êtes pas seul. En effet, de 12 à 18 % des Canadiens souffrent d'hyperactivité vésicalei. Près des deux tiers de ces Canadiens sont atteints d'hyperactivité vésicale de type sec (sans incontinence impérieuse), et le tiers restant est atteint d'hyperactivité vésicale de type humide (avec incontinence impérieuse)ii. Bien que l'hyperactivité vésicale atteigne des personnes de tous âges, sa fréquence a tendance à augmenter avec le vieillissement. Les hommes risquent autant que les femmes de présenter les symptômes de l'hyperactivité vésicaleiii. Néanmoins, les femmes sont plus susceptibles que les hommes d'en parler et d'obtenir un traitementiv.

  • Les femmes sont-elles plus susceptibles de souffrir d'hyperactivité vésicale que les hommes?

    L'hyperactivité vésicale est également répandue chez les hommes et les femmes. Toutefois, les femmes ont davantage tendance à discuter de leur état et à obtenir un traitementi.

  • La grossesse et l'accouchement peuvent-ils entraver la maîtrise de la fonction vésicale?

    Oui. Certaines femmes souffrent d'incontinence à l'effort après l'accouchement. En général, toutefois, elles reprennent la maîtrise de leur fonction vésicale en moins de six semaines. Malheureusement, il est possible que certaines femmes n'y parviennent pasi. Dans ce cas, elles doivent recourir à un traitement.

  • Comment pose-t-on un diagnostic d'hyperactivité vésicale?

    Les personnes atteintes d'hyperactivité vésicale éprouvent parfois de la gêne à l'idée d'en parler. Pourtant, elles sont atteintes d'une affection tout à fait concrète. Permettez-vous de parler à votre médecin de vos symptômes et de leurs répercussions sur votre vie. Vous avez la responsabilité d'aborder le sujet.

    Votre médecin commencera par effectuer une première évaluation de vos symptômes, dans le cadre de laquelle il vous interrogera notamment sur les répercussions de l'hyperactivité vésicale sur votre vie. Il procédera également à l'évaluation de vos antécédents médicaux et effectuera un examen médical, lequel comprendra un examen de la région pelvienne. Pour s'assurer que vous n'êtes pas atteint d'une infection ou d'une autre maladie, comme le diabète, le médecin pourra pratiquer un test d'urine et un test sanguin.

  • Dans quelle mesure l'hyperactivité vésicale peut-elle vous affecter?

    L'hyperactivité vésicale n'est pas une maladie mortelle. Cependant, elle engendre un état de détresse émotionnelle qui peut nuire aux activités quotidiennes et à la qualité de viei. à titre d'exemple, vous pourriez éprouver les difficultés suivantes :

    • Réduction de l'activité sociale : Vous pourriez ne plus sortir aussi souvent ou cesser de pratiquer les activités qui vous plaisenti.
    • Anxiété : Vous pourriez craindre de subir un accident urinaireii.
    • Troubles du sommeil : Vous pourriez vous lever fréquemment la nuit afin d'aller à la toiletteiii.
    • éruptions cutanées et déchirures : Ces problèmes peuvent se manifester en raison de la fréquence des accidents urinaires et d'un lavage excessif à l'eau et au savon en vue de prévenir les odeursiv.
    • Augmentation du risque de chute et de fracture : Le risque d'accidents et de blessures peut augmenter au moment des déplacements précipités vers la toilette, particulièrement la nuitv.
    • Difficultés professionnelles : L'hyperactivité vésicale peut nuire à la productivité au travail et causer de la gênevi.
  • Quelles sont les répercussions de l'hyperactivité vésicale sur les personnes qui en sont atteintes?

    Outre les symptômes physiques rattachés à la maladie, l'hyperactivité vésicale peut nuire considérablement à la qualité de vie d'une personne. Souvent, les personnes atteintes d'hyperactivité vésicale composent avec les symptômes physiques de la maladie en adoptant les comportements suivants :

    • • Repérer les endroits où se trouvent les toilettes pour s'assurer de pouvoir y accéder en tout tempsi;
    • • Uriner fréquemment afin d'éviter les épisodes d'incontinenceii;
    • • Réduire leur consommation de liquideiii;
    • • Porter des serviettes d'incontinence, des couches ou des serviettes hygiéniquesiv.

    Les personnes atteintes d'hyperactivité vésicale ont souvent tendance à interrompre toute activité physique ou publique et à s'empêcher de vivre pleinement. Certaines personnes, par exemple, pourraient avoir des difficultés sexuellesi.

  • Quelle est la différence entre l'hyperactivité vésicale et l'incontinence?

    Bien que les gens considèrent parfois l'hyperactivité vésicale et l'incontinence comme étant un même trouble, il est important de comprendre que ce sont deux troubles différents. L'incontinence est un terme plus général qui désigne un écoulement d'urine accidentel, involontaire et non désiréi. L'incontinence urinaire peut se manifester à tout âge. Cela dit, avec le vieillissement, elle peut s'avérer plus courante en raison des changements qui se produisent au sein de l'organisme et du développement de maladies susceptibles de nuire au fonctionnement de la vessieii. Bien que l'incontinence puisse être un symptôme de l'hyperactivité vésicale, on ne l'observe pas toujours chez les personnes qui en sont atteintesiii. Il existe également diverses formes d'incontinence, comme les suivantesiv :

    • Incontinence à l'effort : l'écoulement involontaire d'urine causé par un effort physique, comme un éternuement ou la toux.
    • Incontinence par impériosité : l'écoulement involontaire d'urine accompagné ou précédé d'un besoin urgent d'uriner.
    • Incontinence combinée : combinaison d'incontinence à l'effort et d'incontinence par impériosité.
  • Existe-t-il un lien entre l'hyperactivité vésicale et d'autres troubles de santé?

    Bien qu'il n'existe aucun lien direct entre l'hyperactivité vésicale et d'autres troubles de santé, les personnes qui en souffrent peuvent également être atteintes d'autres maladies. Parmi ces troubles de santé figurent la fibromyalgie, le syndrome du côlon irritable, les troubles d'alimentation, la dépression, l'anxiété et le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH)i.

  • Quelle est la différence entre l'hyperactivité vésicale et une infection urinaire?

    L'hyperactivité vésicale est un trouble médical chronique qui se caractérise par l'urgence mictionnelle, envie soudaine et parfois inconfortable d'uriner dont l'assouvissement peut difficilement être retardé ou différéi. Cette envie peut se manifester à toute heure du jour ou de la nuit et n'entraîne pas nécessairement d'écoulement d'urineii.

    Une infection urinaire est une infection de la vessie ou des reinsiii.

    Les personnes atteintes d'hyperactivité vésicale et celles qui présentent une infection urinaire sont tout aussi susceptibles d'éprouver un besoin impérieux et persistant d'uriner. Cela dit, les premières sont atteintes d'un trouble médical chronique tandis que les deuxièmes présentent généralement une infection aiguë et inconfortableiv qui peut être guérie par antibiothérapiev.

    L'hyperactivité vésicale et les infections urinaires ne se traitent pas de la même façon. Chez les patients présentant les symptômes d'une infection urinaire, on recommande un traitement par antibiotiques en premier recoursvi. En ce qui concerne l'hyperactivité vésicale, les options thérapeutiques consistent en des modifications du mode de vie et du comportement, de l'exercice et, si nécessaire, un traitement médicamenteux.

Prise en charge de l'hyperactivité vésicale

  • Comment une personne peut-elle prendre en charge son hyperactivité vésicale?

    L'hyperactivité vésicale est un trouble qui se prend aisément en charge et dont les symptômes peuvent être considérablement atténués. Il existe différents traitements contre l'hyperactivité vésicale, ceux-ci variant d'une personne à l'autre.

    La première étape du traitement de l'hyperactivité vésicale consiste généralement à apporter des modifications au mode de vie du patient. Les modifications au mode de vie sont non invasives, ne présentent ni danger ni effets indésirables et ont souvent des effets positifsi. L'objectif de ce type de traitement est de former les patients sur la manière d'atténuer leurs symptômes d'hyperactivité vésicale. Il a été démontré que les thérapies comportementales permettent d'atténuer considérablement les symptômes d'hyperactivité vésicale, à condition qu'elles soient conduites correctement et que les patients y adhèrentii. Les professionnels de la santé spécialisés, comme les infirmières spécialisées dans la prise en charge de l'incontinence, les urologues ou les physiothérapeutes, sont en mesure de dispenser ces thérapies. Il a été démontré que les thérapies comportementales et les modifications du comportement suivantes atténuent les symptômes d'hyperactivité vésicale de façon considérable :

    Gestion de l'alimentation et des liquides

    • • Réduire sa consommation de caféine en consommant moins de café, de thé et de boissons gazeusesi
    • • Limiter sa consommation d'alcool, étant donné que l'alcool nuit à la maîtrise de la vessieii
    • • Consommer fréquemment des boissons favorisant la maîtrise de la vessie, comme de l'eau, du jus de pomme ou du jus de raisiniii
    • • Cesser de fumer ou moins fumeriv
    • • Perdre du poidsv

    Thérapie comportementale

    • • Réapprendre à maîtriser sa vessie — thérapie consistant à augmenter graduellement le délai séparant deux visites aux toilettesi
    • • Limiter sa consommation de liquides de deux à trois heures avant d'aller dormirii

    Exercices pour le plancher pelvien

    • • Pratiquer les exercices de Kegel (exercices du plancher pelvien) pour accroître la force et l'endurance de la vessiei

    Traitements médicamenteuxi

    • • On a couramment recours aux traitements médicamenteux pour traiter les symptômes de l'hyperactivité vésicale, comme « l'envie pressante », ce qui fait en sorte qu'un patient ressente une urgence mictionnelle moins forte, éprouve moins souvent le besoin de se rendre aux toilettes et « s'échappe » moins fréquemment.

    Intervention chirurgicalei

    • • Il est rare d'avoir recours à une intervention chirurgicale pour corriger l'hyperactivité vésicale. Cette option ne devrait être envisagée qu'après avoir exploré toutes les options non invasives avec votre médecin. L'objectif principal d'une telle intervention serait d'atténuer de graves symptômes d'hyperactivité vésicale.
    • • Si la qualité de vie d'un patient est profondément perturbée à cause de symptômes d'hyperactivité vésicale et que le patient ne répond ni à une thérapie comportementale ni à un traitement médicamenteux, il est possible d'instaurer un traitement par neuromodulation. Cette intervention chirurgicale consiste à insérer un dispositif électronique dans la partie inférieure de la colonne vertébrale, qui régularise le fonctionnement des nerfs maîtrisant la vessie, le sphincter et les muscles pelviensi.
    • • Les interventions chirurgicales, y compris celles visant à remonter la vessie et les interventions plus récentes, peu invasives, peuvent être une option à envisager par les patients atteints d'incontinence à l'effortii. Il est important que vous déterminiez si vous êtes atteints d'hyperactivité vésicale ou d'incontinence à l'effort.
  • J'ai entendu parler des exercices de Kegel. Comment ces exercices peuvent-ils m'aider à prendre en charge mon hyperactivité vésicale?

    La maîtrise de la vessie dépend de la capacité de vos muscles à travailler conjointement : le muscle de la vessie doit être détendu et les muscles du plancher pelvien, contractés. Les exercices qui renforcent les muscles du plancher pelvien peuvent contribuer à maintenir l'urine dans la vessie, prévenant ainsi les fuites. Ces exercices sont communément appelés « exercices des muscles du plancher pelvien » ou « exercices de Kegel », du nom du médecin qui les a mis au point.

    L'objectif des exercices de Kegel est de renforcer les muscles pelviens qui soutiennent la vessie. Si ceux-ci sont faibles, l'urètre ne peut pas se fermer complètement; un écoulement d'urine peut alors se produirei.

    Le renforcement de ce groupe de muscles permet à l'urètre de se fermer complètement et à l'urine de rester à l'intérieur de la vessie.

    Les exercices de Kegel peuvent s'avérer très utiles pour atténuer les symptômes d'hyperactivité vésicale et l'incontinence à l'effortii.

    Nombre de gens croient que la seule manière d'apaiser une soudaine urgence mictionnelle est d'uriner, ce qui n'est pas nécessairement vrai. Une « envie » peut apparaître et disparaître sans que vous n'ayez vidé votre vessie. Il s'agit simplement d'un signal que votre organisme vous envoie pour vous faire comprendre que vous devrez uriner prochainement.

    Chez une personne atteinte d'hyperactivité vésicale, « l'envie » peut être un faux signal. Le fait « d'avoir envie » ne signifie pas nécessairement que vous devez uriner immédiatement. Il s'agit simplement d'un avertissement anticipé qui vise à vous laisser suffisamment de temps pour trouver un endroit où urineriii.

    Apprendre à faire les exercices de Kegel pourra vous aider à maîtriser certains symptômes, comme « l'envie pressante »iv. Vous pouvez, par exemple, contracter les muscles du plancher pelvien 5 secondes à la fois, puis relaxer 5 secondes; effectuez au moins trois séries de 10 répétitions chaque jourv. Les exercices de Kegel doivent être faits de façon régulière pour devenir très efficacesvi.

  • En quoi consiste la rétroaction biologique?

    La rétroaction biologique est une intervention généralement pratiquée par un professionnel de la santé dans un hôpital ou une clinique. Ce traitement consiste à placer des électrodes à l'un des endroits suivantsi :

    • • dans le vagin, chez une femme;
    • • dans l'anus, chez un homme; ou
    • • sur la peau, dans la région périnéale (partie qui s'étend entre l'anus et les organes génitaux).

    Ces électrodes, qui sont branchées à un moniteur, permettent de lire l'activité des muscles pelviens pendant que le patient pratique les exercices de Kegel. Le fait de regarder le moniteur en effectuant les exercices de Kegel permet au patient de savoir les muscles pelviens sont correctement contractés et de voir la durée des contractionsi.

Prise en charge de l'hyperactivité vésicale au quotidien

  • Étant atteint d'hyperactivité vésicale, je dois constamment me rendre aux toilettes pour uriner. Comment puis-je voyager dans ces conditions?

    Le repérage des toilettes est une habitude courante chez les personnes atteintes d'hyperactivité vésicale. Vous pouvez notamment planifier vos visites aux toilettes, apporter des modifications à votre alimentation et à votre consommation de liquides et apprendre à faire les exercices de Kegel (contracter les muscles de l'appareil urinaire ou du plancher pelvien pour supprimer l'urgence mictionnelle). En voyage, la prise d'un médicament peut également se révéler utile chez certaines personnes, en contribuant à détendre la vessie et en atténuant le besoin impérieux d'uriner.

    Consultez la carte des petits coins au Canada!
  • Puis-je continuer de faire de l'exercice même si je suis atteint d'hyperactivité vésicale?

    L'activité physique et l'exercice réguliers sont bénéfiques pour tous, et particulièrement pour les personnes atteintes d'hyperactivité vésicale! Les exercices de Kegel, qui peuvent contribuer à renforcer les muscles pelviens, sont recommandés pour les personnes ayant reçu un diagnostic d'hyperactivité vésicale. En outre, de simples exercices comme la marche peuvent améliorer votre condition physique et votre santé mentale, en plus de vous apporter un sentiment de bien-être.

  • Que puis-je faire pour réduire au minimum mes symptômes d'hyperactivité vésicale pendant un rapport sexuel?

    Les personnes atteintes d'hyperactivité vésicale éprouvent couramment ce problème embarrassant. Le fait d'uriner avant les rapports sexuels peut contribuer à réduire vos symptômes d'hyperactivité vésicale. Il est important de faire part de vos préoccupations à votre médecin.

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Nos Experts

L'ouest du Canada

Dre Jane Schulz

Urogynécologue, Royal Alexandra Hospital

La Dre Jane Schulz est urogynécologue au Royal Alexandra Hospital d'Edmonton et professeure agrégée au département d'obstétrique et de gynécologie de l'Université de l'Alberta. Dans le cadre de ses activités, la Dre Schulz gère une importante pratique clinique et contribue à la formation d'étudiants en médecine, de résidents, de médecins exerçant en milieu communautaire et de professionnels paramédicaux. Elle a également coordonné le programme de stages des étudiants au Royal Alexandra Hospital pendant deux ans, et occupe les fonctions de directrice de la recherche en résidence. La Dre Schulz a publié de nombreux articles scientifiques et est l'auteure de quatre chapitres d'ouvrages dans le domaine médical. Elle joue en outre un rôle actif en recherche clinique; les résultats de ses travaux ont d'ailleurs été présentés dans le cadre de congrès scientifiques nationaux et internationaux. La Dre Schulz s'intéresse particulièrement à l'incontinence urinaire, aux prolapsus des organes pelviens, à la prévention du dysfonctionnement du plancher pelvien et au rôle du collagène dans ce type de dysfonctionnement.

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Dianna MacDonald

Physiothérapeute, Royal Alexandra Hospital

Dianna MacDonald est physiothérapeute supérieure aux unités de santé des femmes, de médecine périnatale et de pédiatrie du Royal Alexandra Hospital; elle est également professeure de clinique agrégée au département de médecine en réadaptation de l'Université de l'Alberta. Elle travaille dans un service de consultation externe multidisciplinaire en traitement de l'incontinence et des douleurs pelviennes chez les hommes et les femmes. Activement engagée dans l'enseignement, Mme MacDonald a pris part à de nombreux cours et ateliers ainsi qu'à des conférences nationales et internationales. Elle est l'auteure de In Control Again, cahier de travail destiné aux patients pour la rééducation du plancher pelvien. Elle a contribué à sensibiliser le public aux problèmes de l'incontinence et de la ménopause. Elle a également coproduit une vidéo intitulée Electrical Stimulation and the Treatment of Incontinence.

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Centre du Canada

Dre Lesley Carr

Urologue, Sunnybrook Health Sciences Centre

Diplômée en médecine de l'Université de Toronto, la Dre Lesley Carr est urologue conseillère depuis 1996 au Sunnybrook Health Sciences Centre. Elle est également professeure adjointe au département de chirurgie de l'Université de Toronto. De 2001 à 2004, Dre Carr a occupé le poste de directrice médicale du Women's Pelvic Health Centre au Sunnybrook. Elle participe activement à la formation des étudiants en médecine et des résidents en chirurgie à l'Université de Toronto. En plus d'assumer une pratique médicale bien remplie, elle oriente sa recherche vers l'étude de la dysfonction vésicale et de l'incontinence, de la cystite interstitielle et des infections urinaires.

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Fran Stewart

Infirmière-conseil en incontinence, Sunnybrook Health Sciences Centre

Fran Stewart, infirmière conseillère en incontinence, est une formatrice dévouée dans le domaine des troubles du plancher pelvien, dont fait partie l'incontinence. Elle a commencé à s'intéresser à l'incontinence quand elle a pris conscience que de nombreuses personnes considéraient ce problème comme « normal ». Mme Stewart et son équipe de soins rencontrent souvent plus de 30 nouveaux patients ayant des problèmes de vessie par semaine afin de poser un bon diagnostic et de s'assurer que ces patients reçoivent le bon traitement ainsi que les soins appropriés. Actuellement vice-présidente d'Urology Nurses of Canada pour le Canada central, elle s'est jointe à cet organisme pour faciliter l'intégration de l'urologie et de l'urogynécologie ainsi que pour prendre une part active dans la sensibilisation des patients et des médecins à l'incontinence. Très estimée pour son approche personnelle touchant les préoccupations relatives à l'incontinence, Mme Stewart est souvent appelée « Bladder Queen » (reine de la vessie), expression qui décrit précisément son dévouement dans le domaine.

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Québec

Dre Marie-Paule Jammal

Urologue, Hôpital Cité-de-la-Santé

Formée à Montréal, la Dre Marie-Paule Jammal est urologue à la Cité-de-la-Santé, hôpital situé à Laval, au Québec. Urologue active dans la communauté, elle est également présidente du comité de formation médicale continue de l'Association des urologues du Québec (AUQ). Membre du comité de formation de l'AUQ depuis 2000 et du conseil de l'AUQ depuis 2001, Dre Jammal est également membre du comité d'examen du Collège des médecins du Québec. Elle participe à de nombreux essais cliniques et contribue ainsi activement à divers programmes scientifiques. Elle est membre du comité de surveillance des actes chirurgicaux de son hôpital.

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Beverly Cleland

Infirmière-conseil en incontinence, Hôpital général de Montréal

Beverly Cleland est infirmière-conseil en incontinence. Rattachée au campus de Hôpital général de Montréal du Centre universitaire de santé McGill, elle travaille principalement en collaboration avec des patients atteints d'incontinence et du cancer. En plus de donner des consultations approfondies à ses patients, elle leur dispense un apprentissage par rétroaction biologique. Mme Cleland, qui a suivi toute sa formation à Montréal, a travaillé dans plusieurs domaines de soins aux patients, notamment en chirurgie générale, plastique et vasculaire. Elle a également occupé les fonctions d'infirmière de liaison en soins à domicile et pour des patients du Nord québécois. En plus de sa pratique, laquelle la tient fort occupée, elle mène des études sur la dynamique urinaire pour les départements d'urologie et de gynécologie de l'Université McGill.

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Glossaire relatif à l'hyperactivité vésicale

Agents antimuscariniques

Groupe de médicaments modifiant les voies de signalisation normales qui régularisent le besoin urgent d'uriner.

Agonistes sélectifs des récepteurs bêta-3 adrénergiques

Ce qui différencie cette catégorie de médicaments des agents antimuscariniques, c'est son mécanisme d'action distinct qui aide à accroître la capacité de la vessie en relaxant le muscle lisse du détrusor pendant la phase de remplissage du cycle mictionnel.

Analyse urinaire

Analyse physique ou chimique des urines visant à déceler les signes d'infection, la présence de sang ou toute autre anormalité.

Augmentation de la fréquence de miction diurne

Le patient considère qu'il éprouve le besoin d'uriner trop souvent pendant la journée.

Constipation

Difficulté ou incapacité à expulser les matières fécales.

Déséquilibre hormonal

Déséquilibre du taux de progestérone ou d'œstrogène dans l'organisme.

Détrusor

Muscle lisse de la vessie. La contraction du muscle détrusor provoque l'évacuation de l'urine par l'urètre.

Diarrhée

Selles liquides difficiles à contrôler et souvent causées par certains aliments ou certaines infections.

Exercices de renforcement des muscles du plancher pelvien

Exercices répétitifs consistant à contracter, puis à détendre certains muscles du plancher pelvien. Ces exercices ont pour but de renforcer les muscles qui soutiennent l'urètre, la vessie, l'utérus et le rectum.

Fréquence

Besoin d'uriner au moins huit fois par période de 24 heures.

Incontinence à l'effort

Incontinence causée par l'activité physique, le rire, l'éternuement ou la toux, et souvent confondue avec l'hyperactivité vésicale.

Incontinence mixte

Incontinence associée à un besoin impérieux d'uriner ainsi qu'à une incontinence provoquée pendant l'exercice, l'effort, l'éternuement
ou la toux.

Incontinence par impériosité

Miction involontaire.

Incontinence urinaire

écoulement d'urine involontaire.

Infection urinaire

Infection bactérienne de l'urètre, de la vessie, de l'uretère ou des reins (une partie des voies urinaires).

Infection vaginale

Infection du vagin. Peut être accompagnée de pertes blanches, de démangeaisons et d'une odeur désagréable, aussi appelée
vaginose bactérienne.

Muscles du plancher pelvien

Muscles formant un « hamac » à la base du bassin pour maintenir tous les organes pelviens (vessie, utérus et rectum) en place et pour assurer leur bon fonctionnement.

Nocturie

Fait de se réveiller au moins une fois la nuit pour aller à la salle de bains.

Pince d'incontinence

étui en forme de V doté de mousse compressible et épousant la forme du pénis. Lorsque l'étui est fermé, il permet d'interrompre l'écoulement d'urine de façon indolore.

Rétroaction biologique

Technique fréquemment utilisée par les patients qui consultent un thérapeute ou une infirmière spécialisée dans la prise en charge de l'incontinence. De l'information est présentée au patient ou au thérapeute sous forme de signaux visuels, auditifs ou tactiles.

Sphincter urinaire

Muscle en forme d'anneau assurant la contraction de l'urètre.

Urètre

Tube qui transporte l'urine provenant de la vessie à l'extérieur du corps.

Urgence

Besoin soudain et impérieux d'uriner; ce besoin s'avère
difficile à contrôler.

Pessaire vaginal

Petit dispositif en plastique que l'on insère dans le vagin pour maintenir le col vésical en place et, ainsi, prévenir l'écoulement d'urine.

Documentation Destinee aux patients

Carte postale du Petit Coin

Cette carte postale colorée contient une brève description du Petit Coin. Imprimez-en un exemplaire et remettez-la à un ami, et envoyez la carte-réponse pour vous inscrire au Petit Coin!

Téléchargezla carte postale Au Petit Coin en format PDF (500 Ko). la carte postale Au Petit Coin en format PDF (500 Ko).

Guide en bref sur l'hyperactivité vésicale

Vous avez des questions au sujet de l'hyperactivité vésicale? Le Guide en bref, qui contient des données factuelles sur l'hyperactivité vésicale, est une excellente brochure pour les personnes atteintes d'hyperactivité vésicale, pour la famille ou les amis des personnes qui en sont atteintes ou pour les professionnels de la santé. Imprimez-en un exemplaire pour vous-même, pour un ami ou pour un membre de votre famille.

Téléchargezle Guide en bref sur l'hyperactivité vésicale en format PDF (1 Mo). le Guide en bref sur l'hyperactivité vésicale en format PDF (1 Mo).

Votre guide complet sur l'hyperactivité vésicale

Modèle de journal sur les symptômes de l'hyperactivité vésicale

L'une des premières étapes pour déterminer si vous souffrez d'hyperactivité vésicale est de tenir un journal de vos symptômes d'hyperactivité vésicale. En ajoutant un tableau de vos symptômes au journal de votre fonction vésicale (fréquence des mictions, degré d'urgence, accidents urinaires), vous aiderez votre professionnel de la santé à poser un diagnostic adéquat. Cliquez sur le lien ci-dessous pour obtenir un modèle de journal à imprimer que vous pourrez utiliser.

Téléchargez le modèle de journal sur l'hyperactivité vésicale en format PDF (272 Ko).

Examen de diagnostic de l'hyperactivité vésicale

Dans certains cas, un spécialiste peut procéder à un test, désigné par l'expression « examen urodynamique », afin d'évaluer la cause de vos symptômes et d'orienter le choix de votre traitement. Pour accomplir cet examen, on pourrait insérer un cathéter (mince tube en plastique) dans la vessie et le rectum, puis on remplira la vessie de liquide. Pendant l'examen, on vous demandera de décrire les sensations que vous éprouverez au niveau de la vessie et d'indiquer les moments où vous éprouverez l'envie d'uriner. Lorsque vous urinerez, on consignera le débit urinaire et la pression exercée dans la vessie. Les résultats de l'examen contribueront
       à déterminer le fonctionnement de votre muscle vésical.